Frontières…

La moitié ouest de la frontière entre le Mexique et l’Etat d’Arizona se situe dans une région désertique : le désert de l’Altar. Celui-ci débute, au Sud, sur les contreforts de anciens volcans de la Sierra Pinacate. Il s’étend, au Nord, sur quelques dizaines de kilomètres vers l’intérieur de l’Arizona avant de se transformer en un écosystème aride un peu moins extrême, celui du désert du Sonora.

Dans le désert de l’Altar, la barrière ne vise qu’à bloquer les voitures…
Dans le contexte actuel de tension migratoires et de potentielle construction d’un mur entre Etats-Unis et Mexique, cette partie de la frontière révèle tous les paradoxes et les difficultés du contrôle de l’espace. La plus grande partie de la ligne entre les deux pays est occupée par une faible barrière, à mi-hauteur. C’est suffisant pour empêcher le passage des véhicules (bien qu’ils puissent aisément poser une passerelle pour l’enjamber (plus facilement qu’en d’autres endroits…). Pour les candidats à un passage à pied, le désert est assez dissuasif, et la Border Patrol veille sur tous les axes routiers sur une profondeur d’une soixantaine de kilomètres.

Mais les migrants ne sont pas bêtes et plutôt que de tenter l’aventure dans le désert (ce que des centaines d’entre-eux font tout de même chaque année), c’est plutôt à proximité des zones urbaines qu’ils essayent de passer. La faible barrière se renforce donc peu à peu quand on avance vers l’Ouest. Elle devient bientôt une véritable palissade, puis un mur de 4 mètres de haut… Peine perdue sans doute, une grande partie des immigrants entrent de manière légale aux Etats-Unis, oubliant seulement de revenir chez eux à l’issue de leur séjour.

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